"Anarchie Moderne (n.f.)

1. Individu ou communauté d’individus composée de révolutionnaires qui prennent les devants face à des situations qu’ils considèrent comme injustes et/ou injustifiées. Leur combat s’attaque notamment aux questions politiques, éthiques et d’égalité. "

Blazunier

Blazunier

Bouche rit

Bouche rit

Pouleauchamp

Pouleauchamp

Concergienne

Concergienne

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Servit Ablier

Servit Ablier

Servit Ablier Dos

Servit Ablier Dos

Trashedo

Trashedo

Tuxardinier

Tuxardinier

"(...)mettre en relation les vêtements de la haute société avec les bleus de travail d’ouvrier"

         Laissez-vous porter dans un luxueux hôtel particulier au centre de la Ville lumière se faisant aussi vieux et aigri que son propriétaire, contraint d’en faire une maison d’hôte de luxe.

 

               Dans cette maison d’hôte, M. Badwolf, le propriétaire se sentait comme un roi, régnant sur ses sujets, en d’autres termes, ses employés. Libidineux, avare, paresseux, tous les autres péchés y passaient. Sa gourmandise n’avait que d’égal sa méprise des gens. Sa seule et unique compagnie se constituait de personnes historiques en filigrane. 

             Dans sa résidence, ses sujets, excusez-moi, ses employés dévoués travaillaient sous ses ordres. L’équipe se constituait en ce temps-là, d’un jardinier, d’un mécanicien, d’un palefrenier qui s’occupait des bêtes pour le bien-être de ses clients détestés. Dans la cuisine s’attelaient un chef, un serveur et un boucher personnel, car Badwolf était amateur de bonne viande et charcuterie. Finalement, le concierge s’occupait de bon entretien de la bâtisse. Jamais mis en valeur, le personnel de maison se retrouvait même bien souvent rabaissé face à la supériorité autoproclamée de l’avarice personnifiée. 

             Face aux agissements de leur employeur, les sous-fifres ont toujours su garder en réserve un sourire qu’ils sortaient en toutes occasions, peu importe les états d’âme de leur bourreau. 

     

             Mais vint le jour de trop. Alors qu’il s’en prenait pour la nième fois à ses subalternes, il dut faire face à une révolte qu’il n’avait jamais pu imaginer jusqu’ici. Ce qu’il avait toujours considéré comme des petites gens étaient devenus de vrais démons à ses yeux. Envers une meute de loups devenus fous il n’eut pas de choix que de s’enfuir. Apeuré, il tenta de se réfugier au mieux dans sa chambre, tentant d’échapper à sa création fortuite. 

              Dans sa course, tentant éperdument de s’accrocher à tout ce qui était possible, les vases vacillèrent, se brisèrent. Essoufflé par un trot de quelques dizaines de mètres, il arriva enfin à s’agripper à la poignée de ses quartiers, ouvrit la porte, et se paya le luxe de se retourner enfin pour voir s’il était poursuivi, ce qui s’avéra. 

              Sans un pas de course et bruit, ses assaillants arrivèrent. Le méchant bonhomme eut le temps de s’enfermer avant de s’écrouler au sol, hurlant qu’il s’excusait des atrocités qu’il avait pu tenir auparavant, promettant une augmentation de salaire ou tout autre moyen monétaire de trouver un arrangement. 

            Mais du coté opposé, pas un seul son ne se fut entendre, si ce n’est celui d’une clef coulissant dans le cylindre des quartiers privés du directeur tortionnaire. 

 

              Courant de plus belle avec une démarche des plus disgracieuses vers son bureau, pour atteindre son téléphone fixe qu’il n’avait jamais pris la peine de moderniser il composa tant bien que mal le numéro des urgences gardant ses yeux sur le cardan qui tournait beaucoup trop lentement, avant de se resigner à regarder face à lui, où se trouvaient, debout, six individus prêts à tout. 

             Revoyant presque sa vie défiler devant ses yeux, il ferma les yeux le plus fort qu’il pouvait. Mais il n’en était rien. Un instant plus tard, il rouvrit ses yeux, plus personne n’était présent dans sa chambre. Il ne comprit pas de suite le changement que ses bourreaux avaient opéré sur lui, jusqu’à ce qu’il remarque un son de plastique alors qu’il entreprenait de se déplacer. En effet, il n’était plus vêtu de son costume trois-pièces, mais d’un sac poubelle empli de son argent, semant tel le petit Poucet, ses vénérés billets sur son passage. 

         

               Depuis ce jour, plus jamais personne n’entendit parler du propriétaire tyrannique ou de ses anciens collaborateurs. 

 

           Une fois cette histoire posée, la recherche de formes et de matières peut commencer. L’ADN même de la collection est de mettre en relation les vêtements de haute société avec les bleus de travail d’ouvrier. Ce mélange de classe sociale est le départ de ce qui va être la collection présentée.   

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